Inhumation au Waldfriedhof des corps trouvés à Allach.

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Waldfriedhof 15/12/2017.

 

 

 

 

 

speechJM Thomas11 2017Tesar 1© Stiftung Bayerische Gedenkstätten/ etAu nom du CID, je remercie tout d’abord tous les personnes qui ont contribué à cette découverte et à cette cérémonie.

Chers détenus, notre cérémonie a une grande valeur symbolique et nous y participons tous avec tout notre coeur.

Nous ne connaissons ni vos noms, ni vos ages, ni vos situations de famille, ni vos métiers, ni vos histoires, ni vos langues, ni vos nationalités, ni vos religions. Etes-vous des juifs de Hongrie et d’origine roumaine, des résistants belges, espagnols, hollandais, des détenus politiques ou homosexuels allemands ou des prisonniers russes ? Nous l’ignorons. Il est donc impossible de vous exprimer un message personnalisé.

Pour tenter de dépeindre votre environnement, je citerai seulement ce qu’en a écrit un déporté français, Marcel Rivière :

« Les détenus d’Allach avaient essayé d’aider les nouveaux arrivants dans leurs derniers pas jusqu’à un matelas. Les SS les en avaient empêché et avaient lâché les chiens sur eux. Les hommes avaient été renversés et n’étaient plus debout. Morts sur place. Maintenant le camp n’était plus que des demi-morts et des cadavres. Des cadavres gisaient partout. Sur le chemin du camp, sur la place d’appel, entassés sur de hauts tas dont dépassaient des bras et des jambes et dont des visages émergaient, crispés dans les grimaces des dernières douleurs ». Ces morts furent enfouis dans des fosses communes jusqu’à la fin de la guerre.

Malgré tout ce que nous ignorons de vous aujourd’hui, il y a une chose importante. C’est notre volonté à tous ici, plus de 70 ans après votre mort, dans une union recueillie, de vous rendre hommage et de vous honorer.
 

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( Bild; Klaus Schultz/Evangelische Versöhnungskirche in der KZ-Gedenkstätte)

D’abord, et avant tout, en vous considérant comme des Hommes, vous qui avez été abandonnés dans le camp d’Allach comme de simples « Stücke ». Vous êtes désormais nos pères, nos frères car nous vous avons reconnus dans notre grande famille.

Cette identification a un nom : le respect de la dignité humaine, à égalité de droits et de devoirs. Une évidence qui n’est pas encore universellement reconnue.

Commissaire général (2s) Jean-Michel THOMAS
Président du CID

 

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